une ténébreuse affaire

 

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Près de Troyes, 1803. Bonaparte va être sacré Empereur. Ses ennemis de tous bords s’unissent en une seule et même conjuration. L’ex-conventionnel régicide Malin est au courant de cette conspiration. Malin est propriétaire en sous-main des terres de Gondreville, dont les anciens châtelains, les Simeuse ont été guillotinés. Leurs deux fils et leurs jeunes cousins, les Hautesserre ont émigré, puis sont revenus et vivent clandestinement dans la forêt. Les quatre jeunes gens, protégés par la cousine des Simeuse, Laurence de Cinq Cygne, font partie de la conjuration de droite. Malin, qui joue double jeu entre Bonaparte et les royalistes, veut devenir comte de Gondreville, soit grâce à cette conspiration, soit en la dénonçant.
Deux policiers surviennent : Corentin et Peyrade. Malin pense que Fouché le fait espionner. Laurence de Cinq-Cygne, pour défendre ses cousins que Corentin soupçonne être cachés dans les environs, donne au policer un coup de cravache qu’il n’oubliera pas.
1804. Napoléon raye les Simeuse et les Hautesserre de la liste des émigrés. Ils s’installent à Cinq-Cygne, car Gondreville appartient désormais à Malin.
1806. Michu, - ancien intendant des Simeuse -, les Simeuse et les Hautesserre vont déterrer l’argent laissé en garde à Michu par son maître guillotinné. Au même moment, Corentin et Peyrade font enlever le sénateur Malin par cinq hommes masqués. Les Simeuse, Hautesserre et Michu sont arrêtés, inculpés et accusés de l’enlèvement. Michu est condamné à mort, les jeunes gens aux travaux forcés, car à la suite d’un faux message, la femme de Michu est identifiée par Malin, soudainement libéré. A la requête de Laurence, Napoléon gracie les quatre jeunes gens.
1833. Salon de la princesse de Cadignan. De Marsay révèle la raison de l’enlèvement de Malin de Gondreville. Malin avait par hasard entendu Sieyes, Talleyrand et Fouché qui préparaient la défaite de Marengo. Pour impliquer davantage Malin, Fouché lui fait imprimer des proclamations compromettantes. Corentin , en imaginant l’enlèvement de Malin, se venge ainsi de Laurence.



PUBLICATION

Paraît en feuilleton dans le journal « Le Commerce » en 1841. En 1842, paraît en trois volumes chez Souverain. Réédité par Furne en 1846 dans le tome XII de la Comédie Humaine, Scènes de la vie politique

Dédié à Jean de Margonne

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