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Elevé dans une famille aristocrate ruinée, mais d’une noblesse très ancienne, très orgueilleuse et peu moderne, Calixte du Guénic s’éprend de sa voisine, Félicité des Touches. La jeune femme, d’origine bretonne elle aussi, est une des reines des salons parisiens, où elle connaît la gloire littéraire sous le pseudonyme de Camille Maupin. Elle s’installe dans sa maison de Guérande, emmenant à sa suite l’écrivain Claude Vignon. Le jeune Calixte, au grand mécontentement des ses parents, lui rend de fréquentes visites. Son amour pour Mlle des Touches ressemble à un amour filial.
Un jour, Félicité lui apprend qu’elle attend l’arrivée de son «amie » Béatrix de Rochefide qui lui a enlevé son ancien amant., le compositeur Conti et avec qui Béatrix est partie en Italie en abandonnant son mari. S’ensuit en curieux duel entre les deux femmes : pour éloigner d’elle Calixte, Félicité le pousse vers Béatrix , et celui-ci en tombe follement amoureux. Mais Béatrix est ramenée à Paris par Conti, et Calixte, loin d’elle, se meurt lentement d’amour.
Transporté à Paris pour y consulter des médecins, Calixte fait un mariage de raison en épousant la jeune Sabine de Grandlieu. Ce mariage n’est pas heureux, Sabine se rend compte que Calixte ne l’aime pas. Calixte va d’ailleurs retouver Béatrix, abandonnée par Conti. Béatrix, sans aucune position sociale dans le monde, va tout faire pour séparer Calixte de sa femme. Sabine apprend que son mari la trompe, et elle manque en mourir. La duchesse de Grandlieur, mère de Sabine, va tout mettre en œuvre pour sauver sa fille. Elle fait appel à deux roués du monde parisien, Maxime de Trailles et La Palférine, qui parviennent, à force d’intrigues, à obtenir que le mari de Béatrix, qui vit avec une certaine Mme Schontz, reprenne
la vie commune avec Béatrix, qui cessera alors toute relation avec Calixte


NOTE : les journaux du temps prétendirent reconnaître dans les personnages de Camille Maupin, de Béatrix, de Claude Vignon et de Conti : George Sand, la comtesse d’Agoult, Gustave Planche et Liszt.


PUBLICATION

Les trois premières parties intitulées « Béatrix ou les amours forcés », paraissent dans « Le Siècle », en avril 1839, puis chez Souverain. Elles entrent dans le tomme III des Scènes de la vie privée.
Du 24 décembre 1844 au 23 janvier 1845, paraît la 4e partie dans « Le Messager », partie intitulée « Les petits manèges d’une femme vertueuse »
Au printemps 1845, publication en volume sous le titre « La lune de miel » chez Chlendowski et Souverain.
En 1845, repris sous le titre « Béatrix » dans le tome IV de la Comédie Humaine

Dédié à Sarah ( Sarah Lowell)

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