les illsusions perdues

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Dans l’imposante trilogie des Illusions perdues, on recontre tous les traits du meilleur Balzac : depuis le soucis de la grande peinture réaliste jusqu’au goût de l’analyse psychologique la plus appronfondie.
Dans la première partie de l’œuvre (Les deux Poètes), nous trouvons ensemble les principaux protagonistes, Lucien Chardon de Rubempré et David Séchard, à Angoulême, d’abord compagnons de collège, puis amis fraternels lancés dans la vie. Le père de Lucien est un ancien chirurgien aux armées de la République, qui a sauvé de la guillotine la dernière descendante des marquis de Rubempré en la déclarant enceinte et en l’épousant peu après. Mort à Paris en 1815, le chirurgien laisse sa famille dans la misère. Amoureux d’Eve Chardon, sœur de Lucien, David engage son ami comme prote dans la petite affaire d’imprimerie familiale, aux appointements de 40 francs par mois. Lucien, qui a une vocation marquée pour la poésie, s’éprend de sa « muse », une dame de la meilleure société angoumoise, Madame de Bargeton, et part avec elle pour Paris, décidé à faire carrière dans les milieux intellectuels de la capitale.


La seconde partie de la « tragédie », (Un grand homme de province à Paris), nous relate les épreuves cruelles que Lucien devra surmonter pour aboutir finalement à la faillite amère de ses rêves. Abandonné par Madame de Bargeton, une mondaine vaine et superficielle, il connaît l’insuccès et les sombres défaites de l’écrivain pauvre. A la bibliothèque Sainte-Geneviève, il se lie d’amitié avec Daniel d’Arthez, le futur grand écrivain qui préside le « Cénacle », et il s’inscrit parmi les « neuf » du cercle. Mais les pures joies intellectuelles ne sont pas faites pour lui : ce qu’il recherche, c’est la gloire, c’est le succès mondain. Il entre dans le journalisme ; il y fait une rapide et fructueuse ascension. Il devient l’amant d’ une charmante artiste, Coralie, et mène avec elle une vie de grand seigneur, sans en avoir les moyens. Finalement, grâce à sa réputation de journaliste, les éditeurs s’intéressent à lui. C’est ainsi qu’il publie avec succès des recueils poétiques et un roman. Tourmenté depuis toujous par l’ambition de reconquérir le titre de marquis de Rubempré, Lucien rompt avec ses compagnons libéraux et se rallie à la monarchie. Ses anciens amis le combattent sans pitié et provoquent un duel entre lui et Michel Chrestien. Grièvement blessé, pauvre et abandonné de tous, Lucien regagne Angoulême.


La troisième partie, (Les souffrances de l’inventeur), raconte la triste histoire de David Séchard qui, après des années de labeur acharné, est enfin parvenu à réaliser son grand rêve : fabriquer du papier végétal. Mais l’avidité de ses concurrents, les frères Cointet, la trahison de son prote Cérizet, et les folies de son beau-frère Lucien, qui a signé des traites en son nom, le conduisent à la faillite et à la prison pour dettes. Las de lutter, David cède les droits sur son invention aux frères Cointet et se retire à la campagne, exactement à Marsac, où il cultive sa passion pour les lettres et l’entomologie.
Les deux personnages sont esquissés de main de maître. Comme les nombreuses autres figures qui apparaissent dans la trilogie. L’action se déroule entre Paris et Angoulême, une ville que Balzac connaît bien. Non moins scrupuleuse est la description de Paris, de la vie raffinée et corrompue de ses sphères dirigeantes et qui contraste violemment avec la misère des humbles. L’auteur plonge avec délices dans cette matière si riche, et il fait d’un salon, d’un loge d’opéra, d’une rue, d’un jardin , ds’une maison modeste ou luxueuse, un monde lourd de signification. Il en extirpe tout le « suc » d’une civilisation.

 

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