la rabouilleuse

 

 

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Le docteur Rouget, persuadé que sa fille Agathe n’est pas la sienne, l’expédie d’Issoudun à Paris et réserve sa fortune à son fils Jean-Jacques, un parfait imbécile. Agathe épouse Brideau, qui mourra avant d’avoir pu établir sa fortune, et dont elle a deux fils. Agathe a une préférence pour Philippe, qui fera une carrière militaire, plus brillant que Joseph, qui sera peintre.
La chute de l’Empire anéantit la carrière de Philippe, dont le caractère égoiste, paresseux, brutal et ingrat s’accentue. Ses besoins d’argent commencent à ruiner la famille. Il s’enrégimente au monde des courtisanes et des journalistes, fait des dettes, vole sa tante qui en meurt. Agathe reconnaît alors le mauvais fonds de son fils préféré. Philippe tombe dans la déchéance. Accusé de conspirer contre le nouveau régime, il est arrêté. Pour obtenir sa libération , Agathe se tourne vers son frère Jean-Jacques, à Issoudun, mais elle apprend que celui-ci est entièrement gouverné par une femme, « la rabouilleuse ». On conseille alors à Agathe de se rendre à Issoudun pour sauver sa succession.
Flore Brazier, dite « la rabouilleuse », espère se faire épouser par Jean-Jacques Rouget pour jouir de son immense fortune, bien que celui qu’elle aime réellement est Max Gilet, le plus mauvais garçon d’Issoudun, qui vise lui aussi la fortune de Rouget. L’arrivée des Brideau va bouleverser leurs plans. Joseph et sa mère, trop vulnérables, ne parviennent pas à émouvoir Jean-Jacques Rouget, ni à le séparer de sa concubine.
Une fois Agathe rentrée à Paris, ses amis lui conseillent d’envoyer Philippe, mieux armé qu’elle contre la Rabouilleuse et Max, à Issoudun. Philippe parvient à se débarasser de Max en le tuant en duel. Philippe devient alors le véritable maître chez son oncle dont il veut s’emparer pour lui seul de la fortune. A cette fin, il marie la Rabouilleuse à son oncle Jean-Jacques, afin de réhabiliter la jeune femme, dans l’espoir de l’épouser à son tour à la mort de son oncle et de récupérer le bénéfice de la succession.
Son plan réussit. Muni d’une immense fortune, bien en cour, Philippe oublie tous ses anciens amis, laisse sa mère dans la pauvreté et la méprise. Celle-ci en meurt. Philippe laisse également mourir sa femme Flore dans la misère car il veut se remarier avec la fille du comte de Soulanges. Mais celui-ci , sur des révélations d’anciens amis de Philippe, apprend quel personnage est véritablement Philippe et le mariage ne se fait pas. Philippe, à demi ruiné par des « amis », ira mourir en combattant en Algérie et son frère Joseph héritera des restes de sa fortune.



PUBLICATION

Paraît en 1842 sous le titre « Les deux frères ». En 1843, le roman est intégré à la Comédie Humaine, tome IV,sous le titre « Un ménage de garçon en province »

Dédié à Charles Nodier

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